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La solitaire du Figaro Paprec, bien plus qu’une école du large – article sponsorisé

La dixième édition du Vendée Globe aura été marquée par un niveau d’intensité rarement vu, au point qu’une fois le pied à terre, nombre de marins l’auront comparée à une Solitaire du Figaro à l’échelle planétaire. A tous les étages de la flotte, la régate a en effet battu son plein, nombre de marins ayant acquis cette science du « gagne-petit » sur le circuit Figaro Beneteau et particulièrement sur sa course-phare, la Solitaire du Figaro Paprec.

Le classement du Vendée Globe le confirme : les six premiers ont tous couru au moins cinq fois la Solitaire – la palme revenant à Jérémie Beyou avec 17 participations -, quatre l’ont gagnée, ce dernier à trois reprises, Nicolas Lunven et Yoann Richomme deux fois, Sébastien Simon une. De son côté, le vainqueur du Vendée Globe, Charlie Dalin, a terminé cinq fois consécutives sur le podium (de 2014 à 2018), du jamais vu sur la Solitaire qu’il a courue sept fois. “Charlie faisait justement remarquer que ceux qui ont performé sur le tour du monde ont tous passé du temps sur la Solitaire, note Francis Le Goff, ancien directeur de course de cette dernière. Il engageait les jeunes générations à en faire de même pour répéter les gammes, monter en compétences, ce que la Solitaire permet vraiment.”

Un coup d’œil au palmarès de la Solitaire du Figaro Paprec confirme que pour la gagner, il faut, à de rares exceptions près, s’y reprendre à plusieurs fois. Parmi les marins précités, Jérémie Beyou aura attendu sa neuvième participation pour s’imposer, en 2005, Yoann Richomme sa septième (2016), Sébastien Simon sa cinquième (2018). Quant aux vainqueurs des deux dernières éditions, Corentin Horeau et Tom Dolan, le succès leur a tendu les bras au bout de sept participations pour le premier, six pour le second.

“Personnellement, j’ai fait mon premier top 5 (4e en 2013) au bout de ma quatrième édition, raconte Yoann Richomme, qui insiste lui aussi sur la nécessité de s’inscrire dans la durée pour performer. La Solitaire est vraiment une course à part, avec un enchaînement de sprints de trois jours dans des zones de navigation compliquées – contournements de pointes, courants, effets de site -, ce n’est pas juste l’océan ouvert devant toi. Ça prend un certain temps de comprendre et apprendre à maîtriser tous les domaines du jeu.” Ce que confirme Francis Le Goff : “Si on prend par exemple la gestion du sommeil, un élément clé de la performance, c’est la répétition des éditions qui va permettre à un moment de trouver le bon rythme. La Solitaire te pousse dans tes retranchements, mais également à bouleverser tes routines pour passer d’un état à un autre. Cette adaptation ne se fait pas en une ou deux saisons.”

Julie Royer Coutts, directrice générale d’OC Sport Pen Duick, qui l’organise, met en avant le côté armes égales de la course, disputée sur des monotypes : “L’apprentissage du combat rapproché est vraiment un ADN fort de la Solitaire, il s’avère ensuite précieux sur des courses plus longues. Charlie Dalin estime d’ailleurs que chaque écurie de course devrait avoir un Figaro dans son hangar et faire en sorte que son ou ses marins reviennent régulièrement sur la course se frotter à ce format.”

Yoann Richomme aura fini par maîtriser tous les compartiments du jeu en 2016, une victoire qui, près de dix ans plus tard, reste toujours dans un coin de sa tête. “Je puise souvent dans cette expérience, confirme-t-il. La Solitaire te permet d’acquérir un tas de compétences – de la fine connaissance de soi au travail de compréhension du bateau pour le faire avancer plus vite que les autres, en passant par la gestion des à-côtés – que tu peux ensuite transposer sur d’autres projets.”

Avec succès en ce qui concerne l’actuel skipper de Paprec Arkéa : double lauréat de la Route du Rhum-Destination Guadeloupe en Class40 (2018 et 2022), il a ensuite brillé en Imoca, vainqueur de Retour à La Base et de The Transat CIC, puis deuxième du Vendée Globe. La voie est toute tracée pour la quarantaine de skippers qui, le 7 septembre prochain, prendront le départ de la 56e édition de la Solitaire du Figaro Paprec.

Photos : Vincent Olivaud


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